L'antre du sorcier

Publié le par Amy Madison

 

Au cœur de la grande ville

Un austère et sombre jardin

Entouré de hauts murs

Sur cette terre aride

Notre mère patiente

Tente de cultiver

Et nous gardant du monde

Rejetons inconscients

Un treillis ajouré

Obstacle bien léger

Une douce musique

Semblable aux chants d'oiseaux

S'infiltre au jour naissant

Caresse nos oreilles

Et le matin venu

Bravant les interdits

Gravissant le grillage

Pénètre avec mon frère

Dans l'antre du sorcier

Une odeur écœurante

De vieilles cornes brûlée

Agresse nos narines

Une chaleur étouffante

Brule nos yeux apeurés

Sommes-nous en enfer ?

Et ce bruit métallique

Toujours le même

Mais plus assourdissant

Disparue la musique

Les oiseaux calcinés

Par cette chaleur torride

Une bête machiavélique

Respire au-dessus de nos têtes

Et au sein d'un foyer

S'affolent des flammes trop peureuses

L'atmosphère encore plus pesante

D'un silence mortel

A présent nous submerge

Se dresse devant nous

Une ombre menaçante

Le sorcier!

Mais sa face suintante

S’éclaire du sourire

D’un bien sombre vieillard

Vêtu d’un tablier,

Un brave forgeron

Qui gagne sa pitance.

 

   (Amy Madison)

 

 

 

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