Une journée au lit

Publié le par Amy Madison

 

Quand ils se sont rencontrés, tout devait être banal et pourtant très rapidement leur contact ne cessa d'évoluer.

— Le Psy - Votre premier lit a été un grand lit douillet, il me semble.

— Elle - Oui, nous étions sur la nouvelle moquette d'astrakan et nous avons abordé énormément de détails...

— Lui - Nous veillons surtout à l'aisance, il y a beaucoup de stress à évacuer.

— Elle - Il est heureux que nous nous fussions trouvés tous les deux. Une rêverie à cent à l’heure avec beaucoup de confort et surtout très peu de solennité entre nous. Nous ne nous étions pas encore rencontrés, par ignorance.
Jamais encore je ne connu une couche aussi agréable donc c’était pour moi une inconnue inimaginable, très irréelle.

— Lui - Je lui ai demandé comment elle se sentait alors.

— Elle - Ce n'était pas anodin pour moi. J'ai essayé de regrouper en très peu de mots les quelques plaisirs que je me garantissais. Lui, par contre, m'a résumé son devoir majeur en une charmante caresse: « les Demoiselles ne restent pas épuisées entre mes draps".

— Le psy - L'intimité entre vous allait véritablement croissant m'avez-vous dit ?

— Lui - Je lui ai précisé qu'à ce moment, nous n'aurions plus rien à nous dire, le silence devenait le bercement de notre véritable amitié...

— Elle - Je lui ai répondu. Je m'en voulais que ce ne fût pas arrivé auparavant, que l'on ne se rencontra pas plus tôt.

— Lui - Ce corps charmant m'avait séduit d'emblée. J'avoue m'être frotté les draps car, malgré tout, on devait se déraidir pour la Donzelle. Au moins, avec elle, c'était émoustillant!

 

                             (Amy Madison)

Publié dans Prose

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