La bourrasque

Publié le par Amy Madison

 

Le ciel se couvre , le temps semble suspendu . La mort est présente. J’entends le silence troublé par des cris de surprise et d'épouvante.
Le ciel devient pourpre et le vent se lève, un vent humide chargé de la sueur de l'effroi de tous les êtres vivants . Alentour des tourbillons d'air et d'eau se mêlent à la fournaise ambiante.
Aveuglé par la bourrasque, cramponné à cette branche je lutte pour survivre. En moi plus aucune pensée cohérente, je dois juste résister ne pas lâcher prise malgré la force du souffle puissant et la brulure incessante de cette pluie mortelle qui me flagelle.
Des gémissements feutrés me parviennent puis le silence, un silence couvert par le hululement d'une tempête brulante.
Le vent est chaud, l'eau me brule, le désespoir m'envahit.
Me laisser porter par les vagues qui m'attirent vers le néant serait si simple.
Je suis épuisé, les yeux fermés je ne peux plus lutter mes doigts s’écartent, mes mains lâchent la branche qui me retient encore à la vie.
Les flots m'engloutissent, ma respiration saccade, j'arrive dans un effort désespéré à soulever mes paupières et des aiguillons de lumière me brulent les yeux.
Un rêve tout cela n’était qu'un rêve, derrière la vitre transparait une belle journée qui efface les frayeurs de la nuit.

                          (Amy Madison)

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