L'ombre de l'âme

Publié le par Amy Madison

 

Noirceur indicible. Tu restes là, tapie, guettant la faiblesse pour surgir de la nuit.
Tel un ange de la mort tu rodes sournoisement.
Sais attendre ton heure, l'instant de notre égarement.
De toi, de tes envies je ne serai plus l'instrument.
Avec un mot, un cri, je fuis loin de ton ombre redoutable et inquiétante.
J’étais ta chose et vivais de ta fièvre.
Mais tu as choisi l’obscurité, et encore tu me suis implacablement et te nourris de ma peur, de mon désespoir.
Je cherche en vain la sécurité de la lumière, mais tu ralentis mon allure, tu t’accroches à moi encore et encore.
Je dois être fort, ne pas détourner les yeux de mon but, ne pas fixer ces lueurs sombres qui détruisent ma raison.
Et malgré ta présence acharnée dans cette nuit d’amertume, je dois garder l’espoir, tu n’es que l’incarnation du mal, un mal qui longtemps m’a rongé.
Le désir de te posséder m’avait rendu fou, mais je suis guéri et si tu gardes le pouvoir de t’accrocher à moi, je ne t’appartiens plus.
La vie est devant moi, elle effacera mes craintes et mes tourments.

                               (Amy Madison)

Publié dans Prose

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