Différent

Publié le par Amy Madison

 

Différent, ainsi tu es né

Trente-cinq levers de soleil gris ou éblouissant

Ont couvé tes jours improbables de maladroites impressions.

Qui es-tu, nul ne le sait

Ni ton frère, ni ta sœur,

Ni ton père absent

Emporté sous des cieux plus légers

Ni même moi la mère qui t’a engendré

Tu restes différent

Un étranger connu, mais absent

Sourires de tes plaisirs

Tristesse de tes peines

Des paroles absentes

Assis, couché ou debout, ailleurs tu résides

Dans un monde différent

Rien qu’à toi

Ton regard fixé dans un lointain absurde et insaisissable

Tes mains qui se tordent

Indépendantes de ta volonté si fragile

Ou abandonnent et demeurent inertes

Accrochées au bout de tes bras

Quelques pas à droite t’emportent

S’écartent ensuite de ta route

Pour enfin oublier

Où tu voulais aller

Mais qu’importe le lieu

Le monde à tes yeux est uniforme

Le soleil tu le sais fait mal aux yeux

Tu te couvres de laine

Quand un froid trop vivace, annonce l’hiver froid.

Même ton âge est différent,

Les années d’un temps écoulé en minutes et en heures

Sont trop longues à tes vœux

Tu restes pour toujours un enfant dans ton cœur.

(Amy Madison)

 

 

 

Publié dans Poésie

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scoobydu41 26/05/2017 23:55

Différent et qui ne laisse pas indifférent, beau texte!

Amy Madison 22/06/2017 09:31

Merci pour lui