Les oiseaux venimeux (D'après un extrait du Livre VI, Dux Bellorum d'Alexandre Astier)

Publié le par Amy Madison

 

LES OISEAUX VENIMEUX ( scénario)

 

Scène 1 : Arthur et Perceval

Perceval et le Roi Arthur se trouvent dans un souterrain de Kaamelott.


Arthur porte son casque sur la tête et tiens Excalibur dressée devant lui.
Perceval le suit en tenant son casque sous le bras.

Perceval : — Sire, y'a plein de bruit, là ! Si ça se trouve c'est bourré d'oiseaux venimeux. Y'en a des rouges, des jaunes, des re-rouges et des pourpres ! Y bouffent que des noisettes et des escalopes de veau. Et quand ils vous donnent un coup de bec vous voyez une grande lumière et ça vous donne la diarrhée ! ( Extrait du Livre VI, Dux Bellorum)....

Arthur : — Je n'entends rien.

Perceval : — C'est le casque, c'est sûr, il vous couvre les oreilles, du coup vous n'entendez pas les oiseaux qui craillent.

Arthur : — Qui… quoi?...

Perceval : — Qui craillent avant de vous becquer.
(Après un moment de réflexion): — C'est pas comme ça qu'on dit?

Arthur : — Mais si... Ils craillent… ajoute le roi découragé tout en levant les yeux au ciel.

Perceval : — Faut vraiment se méfier de ces oiseaux venimeux...

Arthur l'interrompt:
Arthur : — Des serpents...ce sont les serpents qui sont venimeux.

Perceval : — Ah bon, vous êtes sûr, mais en tout cas, ils craillent autant que les oiseaux.

Arthur (qui en a vraiment marre): — Bon, voilà, j'enlève mon casque
(il l'enlève et le tend à Perceval)
(Et... Surpris): — ben c'est vrai qu'il y a du bruit…

Perceval : — Je vous l'avais bien dit...Et vous êtes certain que ce ne sont pas des oiseaux???

Arthur : — Je n’en sais rien. Et inquiet:— où est Merlin?

(Il crie): — Merlin !…Merlin !...

(Il marmonne) : — Jamais là quand on a besoin de lui celui-là…

Perceval : — Merlin… Il viendra pas, karadoc l’a enfermé.

Arthur : — Quoi ?... Comment enfermé, et pourquoi il l’a enfermé cet abruti.

Perceval : — Merlin refusait de lui préparer une potion qui donne de l’appétit.

Arthur : — Et qu’est-ce qu’il a besoin d’une potion d’appétit, il n’arrête pas de bouffer ce con.

Perceval : — Pas pour lui… Pour moi… Il me trouve trop maigre.
Il a insisté sur le fait qu’il faut bien manger pour profiter des meilleures choses que la vie nous offre.
Que ce n’était pas abuser de consommer à foison de la bonne nourriture

Arthur : — C’est vrai que vous n’êtes pas gros, mais de là à enfermer Merlin…

Perceval : — Vous avez peur que les serpents vous becquent vous aussi,
(Pensif): — je ne voudrais pas attraper la diarrhée surtout ici.

Perceval, que l'on distingue à peine dans la pénombre s'agite derrière Arthur.

Arthur : — Mais, qu'est-ce que vous faites encore ?...

Perceval : — Je remets mon casque, un conseil, faites comme moi Sire, on ne les entendra plus mais au moins on sera protégé, c'est ce qu'ils préfèrent vous becquer la tête, des vicieux j'vous dis.

Arthur : — Très bien!... Oiseaux ou serpents, moi je m'tire.

 

Scène 2 : Arthur,Perceval, Merlin et Karadoc

Merlin arrive en courant, suivit par karadoc

Merlin (essoufflé) :— Sire, Sire j’arrive…

Karadoc attrape Merlin par le bras

Arthur : — Ah vous voilà enfin !

Merlin : — C’est la faute à Karadoc…

Arthur : — je suis au courant

Merlin (crie en se débattant sur karadoc qui l’a agrippé) :
— Mais allez-vous me lâcher à la fin

Arthur : — Mais oui lâchez- le…(en grondant il répète) : Karadoc, je vous dis de le lâcher

Karadoc ( qui lui lâche enfin le bras) :— c’est bon, c’est bon …

Arthur : — Merlin approchez (et merlin s’exécute)
Pouvez-vous me fabriquer votre boule de feu incandescente ?
(demande-t-il en faisant le geste avec les mains)

Merlin : — Oui bien sûr… Mais là, tout de suite ? Et ils sont où vos ennemis?
Ajoute-t-il en regardant autour de lui

Arthur : — ce ne sont pas vraiment des ennemis… Plutôt des bestioles.

Merlin : — Des bestioles, et quelles sortes de bestioles ?

Arthur : — D’après Perceval des oiseaux… ou… des serpents.

Perceval : — Moi je dirais plutôt des oiseaux.

Merlin : — Je vous arrête tout de suite, je ne vois rien d’ici.
Et je vous rappelle que je suis un Druide… pas un éclaireur.

Arthur : — Cessez de discuter, espèce d’andouille.
On vous suit et je vous éclaire avec mon épée, et dès que vous les voyez lancer leur votre boule de feu.

Merlin : — Bon, moi je veux bien… mais si ça tourne mal, n’allez pas vous plaindre après coup.
La boule incandescente peut très bien rebondir et nous griller tous.

Arthur (plus calme) : — Ça va, alors…Oublions ça.
Qu’est-ce que vous avez d’autre ?... Un sort, une potion ?

Merlin : — Pour lancer un sort j’aurai besoin de mon grimoire,
et on ne m’a pas prévenu que je devrai faire de la magie

.Arthur : — Bon sang bougre d’idiot si je vous fais venir ce n’est pas pour avoir de la compagnie,vous êtes magicien oui ou merde.

Merlin : — J’ai bien une potion sur moi (dit-il tout en fouillant ses poches)

Arthur : — ben voilà …

Merlin :— c’est la potion d’appétit pour karadoc (dit-il en lui tendant une fiole)

Arthur (éberlué) : — J’y crois pas, une potion d’appétit…
Mais c’est pas nous becquer qu’elles vont faire ces bestioles mais nous dévorer.

Merlin : — Attendez, je vois quelque chose la devant, mais oui, c’est Lancelot et la Reine.

 

Scène 3 ; Arthur, Lancelot, Guenièvre, Perceval et Karadoc.

En effet, Lancelot et Guenièvre qui se trouvaient au bout du souterrain apparaissent soudain.

Arthur: — Mais qu'est-ce que vous fichez dans le souterrain vous deux?

Lancelot : — J'ai pris la liberté de faire visiter les lieux à votre Dame Messire.

Arthur : — Alors, on ne vous voit pour ainsi dire JAMAIS aux réunions de la table ronde, mais vous trouvez tout de même le temps de jouer au guide touristique… Et en plus avec la Reine.

Guenièvre : — Et si j'en ai envie MOI de visiter le souterrain.
Je dois bien trouver une occupation, vous n'êtes jamais là.
La plupart du temps vous guerroyer… et quand enfin vous daigner vous montrer à Kaamelott, c'est pour fricoter avec l'une de vos maîtresses.

Arthur : — Mais je fais ce qu'il me plait figurez-vous...
Et si vous vous ennuyer, passez donc votre temps libre aux cuisines.
Ce sera peut-être un peu moins DÉGUEULASSE que les repas que nous prépare votre mère.
Après avoir bouffé les cochonneries qu'elle nous sert, je n'ai pas besoin d'être becqué par les oiseaux de Perceval pour choper une bonne diarrhée.

Perceval : — C'est pas faux !...Mais pour les oiseaux que fait-on?...

Guenièvre (En criant ) : — Vous êtes injuste! Et je vous défends de parler de ma mère comme vous le faites.

(Lancelot compréhensif console la douce Guenièvre)

Arthur ( s'addresse à Karadoc qui vient de s'asseoir à terre) :
— Karadoc!...
Et plus fort :...KARADOC !!!...

Karadoc : — Oui Sire ?...

Arthur : — Mais qu'est-ce que vous fichez?...

Karadoc : — Ben, ça se voit Sire...
Moi à vous entendre parler de nourriture ça m'a donné faim.
C'est juste un petit casse-dalle. Vous voulez un morceau de fromage ?...

Devant le refus du Roi il ajoute : — Et vous Perceval ?...

Perceval : — Je dirai pas non, mais en ce moment avec tous ces oiseaux, j'ai vraiment pas très faim.

Karadoc : — Je vous l'avais dit, ce qu'il vous faut c'est une potion qui donne de l'appétit.

Karadoc a terminé son en-cas et tout en se frottant pour se débarrasser des miettes de fromage accrochées à lui, il se relève.

Scène 4 : Bohort, Perceval, Arthur,Lancelot et Merlin

A ce moment essoufflé d'avoir couru, Bohort vient les avertir que les barbares sont aux portes du domaine et s’approchent de Kaamelott……

Bohort : — Sire, sire, des barbares, des centaines de barbares s’approchent de Kaamelott, nous devons intervenir au plus vite avant d’être submergé.

Perceval (au Roi) : Et pour les oiseaux… Qu’est-ce qu’on fait ?

Arthur (à Perceval) : Mais vous allez la fermer oui.
Ça fait deux heures que vous me bourré le mou avec ces satanés oiseaux et on est là comme une bande de cons au fond de ce souterrain, et pendant ce temps-là,personne sur les remparts.
Laissez Kamelott sans protection !... Mais vous êtes tous de foutus débiles.
Ah ! Ils doivent bien se marrer les Ostrogoths.

(Et désignant Lancelot) :
— Et l’autre taré qui fait des visites guidées.

Lancelot : — Messire…Je ne vous permets pas, j’ai toujours été le plus dévoué de vos chevaliers et je vous l’ai prouvé à maintes reprises.

Merlin : — Je regrette Sire, mais c’est vous-même qui m’avez mandé, et si Karadoc ne m’avait pas enfermé je serai venu plus tôt.

Arthur : — Bon ! Magnez-vous bande de nuls. Mon casque !?... (Perceval lui tend son casque)

Allons-y. Merlin, vous venez avec moi.

Bohort se met à courir en criant : — Aux armes !!!...Aux armes !!!...

Bohort sort le premier suivit par Arthur et Merlin ensuite viennent Perceval et Karadoc et en dernier lieu Lancelot toujours collé à Guenièvre.

FIN

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