Les morts qui marchent

Publié le par Amy Madison

 

 

Je somnole étendue sur le lit. Quand soudain un grésillement attire mon attention. La télé s’est allumée sans que j’effleure ne serait-ce que d’un doigt la télécommande.

La chambre se met à tourner tout autour de moi, les murs dansent, le lit disparaît, les murs s’estompent dans un brouillard maléfique et je me retrouve étendue sur le bitume. Je me relève au sein d’une ville, elle semble morte, abandonnée.

Mais cela ne dure pas, j’entends des cris, des coups de feu. Je me faufile entre les voitures, des corps mutilés, à moitié dévorés baignent dans une mare de sang.

Au loin je distingue une foule qui avance en traînant les pieds, ils poussent des grognements bestiaux, leurs yeux sont vides, ils s’approchent, du sang frais macule leurs vêtements. Ils puent atrocement, une odeur de mort, de pourriture.

Je recule, il m’a fallu peu de temps pour comprendre que ces êtres ne sont pas vivants. Des charognes assoiffées de chair humaine viennent vers moi.

Je me mets à courir. Trop tard, je sens une main s’accrocher à mon bras, l’un de ces morts, de ces zombies déambulant sans fin, me ralenti.

J’imagine déjà la ruée avide de ces monstres se jetant sur moi, prêts à me dévorer.

Quand tout à coup, une flèche tirée avec précision termine sa trajectoire dans le crâne du macchabée qui m’agressait. Un homme armé d’une arbalète bientôt suivi d’une femme maniant avec dextérité un sabre étincelant me tirent de ce mauvais pas.

Ces prédateurs friands de chair humaine tombent comme des mouches sous les coups répétés de la lame et des traits.

Je rêve ce n’est pas possible ! J’ai déjà vu une scène identique dans un feuilleton « Walking dead »

Les deux jeunes gens m’entraînent loin du danger, ils m’adressent la parole, je ne comprends pas leur langage.

Je suis tombée dans une version originale, évidemment aucun sous-titre. Je n’ai vraiment pas de chance.

                              (Auteur : Amy Madison)

 

 

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