L'AMANT DE CES DAMES. (Scénario en un acte)

Publié le par Amy Madison

L'AMANT DE CES DAMES.

SCÈNE 1 (Marie-Chantal et Agnès):

Marie-Chantal épouse aisée d’un avocat réputé est assise à la terrasse d’un café, arrive Agnès jeune mère de famille qui a trois enfants de 8, 10 et 12 ans.

Marie-Chantal :
— Bonjour ma chérie (elles se font la bise)
Comment vas-tu ? Ça va toujours avec ton cher et tendre époux ?

Agnès:
— Mon cher et tendre tu te fiche de moi là!

Marie-Chantal:
— Ah bon, pourtant tu as un mari et trois magnifiques enfants, tu en a de la chance.
Hélas, moi je n’ai jamais pu en avoir, Je suis bien à plaindre.

Agnès:
— Je compatis... Mais crois-moi tu ne voudrais pas de ma vie, mon époux est insatiable et chaque soir que ça me plaise ou non je dois le satisfaire, et c’est pour moi une véritable corvée.

Marie-Chantal:
— Le mien c’est plutôt le contraire, il est tellement pris par son travail que je ne le vois pratiquement jamais.
Mais j’ai tout de même quelques petites compensations (ajoute-t-elle d’un air mystérieux).

Agnès:
— des compensations ? Tu ne vas pas dire que tu …

Marie-Chantal l’interrompt en hochant la tête à plusieurs reprises :
—Oui… Tu as bien deviné, un amant, un véritable apollon et un amour, un amour…. Je ne te racontes pas.
En plus il est trognon, après m’avoir fait l’amour il me récite à chaque fois un petit poème de sa composition, un véritable artiste, doux et sensible.

Agnès:
— quelle chance tu as le mien, il me baise puis il fume une clope.

Marie-Chantal (scandalisée) :
— Oh, ma pauvre ! Mais comment peux-tu supporter un tel goujat. Fais comme moi, prends un amant.

Agnès :
— Un amant ! Je dois me farcir mon époux chaque soir et tu voudrais que je prenne un amant …

Marie-Chantal :
— Tu as raison, mais bon tu peux très bien demander le divorce.

Agnès :
— J’y ai déjà pensé mais quelle raison invoqué ? Et puis il y a les enfants, non je ne peux vraiment pas le quitter, en plus que ferais-je ? Tu sais bien que je n’ai pas terminé mes études.

Marie-Chantal:
— Évidemment, mais quelle idée aussi de tomber enceinte en dernière année.

Agnès:
— C’était un accident, et puis à l’époque il était si prévenant, et j’étais amoureuse.
Comment pouvais-je deviner qu’il deviendrait un obsédé assoiffé de sexe.

Marie-Chantal:
— Tu ne pouvais pas devinez.

Agnès:
— Mais j’ai trouvé le moyen pour être tranquille pendant un bon bout de temps.

Marie-Chantal :
— Ah oui, lequel ?

Agnès:
— Je vais arrêter de prendre la pilule.

Marie-Chantal:
— Mais tu es devenue complètement folle, tu vas tombé enceinte.

Agnès:
— c’est le but, du coup, neuf mois peinards, d’abord les nausées et les vomissements, ensuite je serais trop énorme et il en sera refroidi.

Marie-Chantal:
— Neuf mois c’est vite passé.

Agnès:
— j’habituerai le petit à dormir avec nous dans le grand lit, je serais bien tranquille pendant trois ans facile.

Marie-Chantal:
— Tu es complétement folle, ma pauvre te servir d’un gosse pour que ton mari ne te touche pas c’est vraiment malsain. Mais bon c’est ton problème.

Agnès:
— Je dois aller chercher les petits à l’école, je suis déjà en retard (Dit-elle en regardant sa montre)
Au revoir Marie-Chantal.

Marie-Chantal:
—Au revoir Agnès.
Elles se font la bise et Agnès s’en va d'un pas pressé.

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SCÈNE 2(Marie-Chantal et Édith):

Édith ( sautant au cou de Marie-Chantal) :
— Coucou ma chérie, tu vas bien ? Et ton cher époux maître Jean-Charles de Boulainvillier toujours boulot boulot.

Marie-Chantal (un peu énervée):
— Oui toujours.

Édith :
— Oh mais ton nouvel ensemble... Super ravissant, il a dû te couter une petite fortune...

Marie-Chantal (fièrement):
—Tu aimes ? C’est un Chanel, je dois bien garder un certain standing, je suis l’épouse d’un éminent avocat. Et que penses-tu de ma nouvelle coiffure ?

Édith :
— Tu sors de chez le coiffeur, je l’aurai deviner, tu es franchement superbe ma chérie .
A propos tu as été invitée au mariage de Maryvonne ?

Marie-Chantal :(étonnée)
— Maryvonne s’est mariée… Mais quelle cachotière celle là!

Édith :
— Excuses moi, je pensais qu’elle t’avait invitée, vous êtes pourtant bonnes amies toutes les deux.

Marie-Chantal :
— Et bien non, voilà, elle ne m’a pas invitée.
Elle a dû le faire en comité restreint. Elle ne nous a même pas présenté son fiancé, il devait être moche le pauvre.

Édith:
— Pense tu, Kimberley les a vus tous les deux à l’anniversaire de Gérard, il parait que c’est un bel homme au regard ténébreux, et bâti comme un dieu.

Marie-Chantal:
— Elle avait peut-être peur qu’on lui pique. Bon je dois y aller là. J’ai un rendez vous.

Édith:
— Un rendez-vous galant ?

Marie-Chantal:
— Tu as deviné, je te raconterais.
Elles se font la bise et Marie-Chantal s'en va.

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SCÈNE 3 (Édith et Maryvonne):

Édith (voyant passé Maryvonne):
—Ohé !Maryvonne...

Maryvonne:
— Édith, comment vas-tu ? (elles se font la bise)

Édith:
— C’est plutôt à toi qu’il faut le demander, il paraitrait que tu t’es mariée ?

Maryvonne:
— Oui, mais qui t’a annoncer la nouvelle ? Ah j’y suis, c’est Kimberley.
Je suis désolée de ne pas vous avoir invitée, mais Pierre ne voulait pas d’une grande cérémonie, en plus nous n’avons pas été à l’église, Pierre est de religion protestante.

Édith:
— Marie-Chantal me quitte à l’instant, elle a pris un amant, je le tiens de sa propre bouche. C’est honteux, quand on pense à son pauvre mari qui travaille sans arrêt pour lui offrir son train de vie de Duchesse.
Elle se pavanait encore dans un nouvel ensemble Chanel rose bonbon, cette couleur ne lui va vraiment pas, en plus à son âge…

Maryvonne:
— Tu as bien raison, quelle honte ! Et en plus elle se croit sortie de la cuisse de Jupiter avec son avocat maître machin chose.

Édith:
— Elle râle que tu ne l’a pas invitée à ton mariage.

Maryvonne:
— De toute façon je ne l’aurais pas invitée, pour qu’elle raconte après que la cérémonie était minable.

Édith:
— C’est bien vrai, quand on se souvient de sa cérémonie de mariage, à faire pâlir Lady Di de jalousie; quand on a le pognon on ne se refuse rien. Que veut tu c’est la vie…

Édith reprend curieuse:
Alors raconte… ça se passe bien avec Pierre ?

Maryvonne:
— Il est merveilleux, un véritable étalon, on a fait ça dans chaque pièce de la maison, et tu veux savoir le plus beau de tout ?

Édith:
— Oui dis moi?

Maryvonne:
Après l’amour j’ai droit à un petit poème, il est vraiment adorable.

Édith:
—Un petit poème… c’est adorable en effet.

Maryvonne:
— Je dois te laisser, il doit déjà m’attendre.
Oh j’allais oublier regarde le joli déshabillé que je viens de m'offrir, n’est-il pas affriolant ?

Édith:
— Waouh! Avec ça tu vas le chauffer, prépare l’extincteur.

Maryvonne:
Allez, j’y vais à bientôt ma chérie

Édith :
— Oui, à bientôt.

Elles s’embrassent et Maryvonne s'en va le sourire aux lèvres.

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SCÈNE 4 (Édith et Agnès avec Martin, le plus âgé de ses fils)

Édith qui s’apprêtait à partir rencontre Agnès avec Martin, son amie a l’air anxieux.

Édith:
— Agnès, qu’est-ce qu’il t’arrive ?

Agnès:
— Édith, je suis contente de te voir, j’ai des problèmes Mon mari est devenu fou nous nous sommes disputés, il voulait me frapper et Martin s’est interposer et il a reçu des coups. Les deux petits sont chez ma mère, j’espérais que Marie-Chantal serait encore là. Je vais divorcer, ça ne peut plus durer.

Martin:
— Maman je veux rentrer à la maison.

Agnès:
— On ne peut pas retourner là-bas, papa nous frapperait encore tu comprends ?

Martin:
— Oui maman.

Édith:
— Vous devez vous rendre chez un médecin pour qu’il constate les coups portés à Martin.

Agnès:
— Mais je dois voir un avocat.

Édith:
— Chaque chose en son temps.

Agnès:
— Tu as compris Martin, tu dois expliquer au docteur ce qu’il s’est passé.

Martin:
— Oui maman, je lui dirais que Papa m’a frappé.

Édith, Agnès et Martin s'éloignent…

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SCÈNE 5 (Maryvonne et Kimberley)

Maryvonne est de retour au café, elle a l’air triste, elle s’assoit et commande un whisky.
Elle en commande ensuite un second et elle commence déjà à être un peu éméchée.

Quand arrive Kimberley:
— Maryvonne que fais-tu ici ? Mais tu as bu ma parole, ça ne va pas ?

Maryvonne:
—Très drôle n’est-ce pas, à peine mariée et déjà délaissée, et il me trompe avec une autre en plus.

Kimberley:
—Mais qu’est ce qui te fait penser une chose pareille ?

Maryvonne
— Ces messages que j’ai reçu de Pierre d’abord celui-ci (elle lit sur son portable)
« Ma petite chérie je vais sans doute rentrer plus tard que prévu, couche toi et ne m’attends pas »
Ensuite cet autre message,
« je vais arriver ma puce ne t’impatiente pas, je dois te parler»
Je suis certaine que ce second message ne m’était pas destiné, il voit une autre femme.

Kimberley:
— Oui je dois avouer que c’est troublant, mais il ne faut pas te mettre dans cet état, tu devrais peut être en parler avec Marie-Chantal son mari est avocat, elle pourra te conseiller.
Je te conduis jusque chez elle, tu n’es pas en état de conduire.

Elles sortent toute les deux Kimberley soutenant Maryvonne un peu grise.

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SCÈNE 6 : (pierre, Marie-Chantal, Agnès, Martin, Maryvonne, Kimberley)

Son mari toujours absent, Marie-Chantal reçoit son amant chez elle mais pierre venant d’épouser Maryvonne est venu pour rompre avec Marie-Chantal, mais il a beau faire il n' arrive pas à placer un mot, sa maitresse insiste pour faire l’amour , et pierre tente de résister et lui répète qu’il doit lui parler, quand soudain on sonne à la porte. Marie-Chantal dit à son amant de se dissimuler derrière une tenture.

Marie-Chantal va ouvrir:
— Agnès quelle surprise et tu es venue avec Martin.
Mon dieu ! il est arrangé ton gamin, il s’est fait agressé ?

Agnès (à martin):
— Mon chéri, veut tu bien attendre ici une minute je dois parler à mon amie.

Martin s’assied sagement dans l’entrée.

Agnès:
— C’est Olivier qui l’a frappé.

Marie-Chantal:
— Ton mari ! mais qu’est ce qui lui a pris ?

Agnès:
— Je lui ai dit la vérité que Martin n’était pas son fils, du coup il a vu rouge.

Marie-Chantal:
— Mais … Qui est son père alors ?

Agnès:
— Je fréquentais deux jeunes gens à l’époque et il n’y a pas de doute possible dans mon esprit, Martin ressemble vraiment à son père. Mais celui-ci n’avait plus donné signe de vie aussi, j’ai épousé Olivier.
J’ai encore ici les quelques mots que son véritable père m’avait laissé la dernière fois que l’on s’est vus.

(Elle prend un papier et lit)
Laisse-moi te regarder
Et graver en mon âme…

Et la voix de pierre reprend en sortant de derrière la tenture:
—Le moindre de ces traits
Si beaux de ton visage…

Marie-Chantal:
— Mon dieu ! (murmure t’elle en mettant ses deux mains devant sa bouche, complètement ébahie).

Pierre :
— Agnès c’est bien toi !

Agnès en le reconnaissant s’écrie :
— Pierre!

Pierre :
— Ai-je bien entendu ? J’aurais donc un fils.

Agnès va chercher Martin et lui dit :
— Martin je te présente ton père.

Martin s’avance doucement vers Pierre qui le serre dans ses bras.

Pierre :
— Mon fils..

Martin :
— Papa...

On sonne de nouveau à la porte, Marie-Chantal complétement chamboulée d’avoir appris que son amant avait un fils avec Agnès va ouvrir :

Marie-Chantal :
— C’est quoi encore?…

Kimberley entre accompagnée de Maryvonne.

Maryvonne :
— Pierre ?... Mais qu’est-ce que tu fais ici ?

Pierre
— Je peux tout expliquer…
Marie-Chantal j’ai essayé de te parler mais tu ne m’as pas laissé placer un mot, j’ai épousé Maryvonne que j’aime, et j’étais venu pour te dire que notre histoire devait à présent se terminer.

Et se tournant vers Maryvonne:
Maryvonne, pardonne moi d’avoir été si lâche, j’aurais dû t’en parler bien plus tôt.
Tu dois savoir que je viens d’apprendre que Martin, le fils d’Agnès, est également le mien je te demande de l’accepter comme tel, il est grand temps qu’il connaisse enfin son véritable père.

Maryvonne s’approche de Pierre et de Martin et les enlace tous les deux.
— Martin et toi, Vous êtes à présent ma famille.

 

                                                               FIN

 

                                   (Auteur : Amy Madison tous droits réservés)

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